Je pense que je serais vraiment méchant si je mettais en parallèle une image et une actualité, mais… Ne le suis-je pas ?
(cliquez sur l'image pour la voir en entier)
J'ai une mauvaise et une mauvaise nouvelle
Electronic Arts licencie 1500 personnes à travers le monde, ferme des studios et se concentrera désormais sur les titres issus de licences.
Maxis (Sim City, rien que ça) Black Box (Need for speed, Skate) Origin Systems (Les créateurs d'Ultima qui ne faisaient plus leurs propres projets depuis des années) Westwood et Bullfrog disparaîtront, non pas en tant que marques mais comme studios de développement, les équipes seront réintégrées et "allégées".
Quoi? Non non, cessez de parler de toutes les fois où vous avez peut être comme moi entendu EA et ses employés déclarer "nous soutenons l'innovation". À partir de maintenant ça sera :
Ah oui par contre, je précise, EA conserve les jeux et les licences, ils virent juste les gens qui les ont fait. Logique quoi.
Pourquoi ? Mais pourquoiiiiiii ?
Pour quelqu'un d'EA, c'était prévisible, seulement il y a EA et EA.
Electronic Arts est en fait un monstre bicéphale, il y a le corporate et le développement. L'un des deux supervise l'autre, l'autre travaille. L'idée est qu'Electronic Arts n'est, depuis longtemps, presque plus un faiseur de jeux, la majorité des titres du géant sort de ses studios estampillés EA. Ce que cela veut dire c'est que ceux qui virent les autres (ne sont évidemment pas concernés par le "dégraissage" mais c'est une autre histoire) n'ont un contact que distant avec les jeux. Évidemment, lorsque vous travaillez dans une société qui ne fait plus de jeu, qui se contente de les produire, votre travail n'a plus à voir avec le jeu vidéo en lui même, seulement avec la rentabilité de produits qui pourraient être des chaussettes.
Or si pour une chaussette, cela ne choque personne qu'on fasse toujours la même chose et qu'on fabrique les chaussettes que tout le monde veut porter et aucune autre, dans les jeux vidéo, un médium qui rassemble dans leur élaboration un paquet de gens créatifs, cela coince un peu. «Mais siiii, une chaussette avec un processeur quadri cœur qui protège intelligemment les pieds ouiii !»
L'idée derrière tout ça est que la société Electronic Arts se contente de taper sur ses créatifs, sur ses studios à distance "non, ça ne se vendra jamais ça c'est trop loin du marché" tout en ayant un garçon plutôt censé à sa tête (en la personne de John Riccitiello) qui voulait dans les années précédentes parier sur des licences nouvelles et différentes. À cet élan, que dis-je à ce caribou, se sont opposés trois principaux obstacles :
Riccitiello a donc probablement pris la décision de remédier à cela, ça inclue évidemment de rendre EA plus unie, plus efficace et donc de virer des tonnes de gens qui ne servent plus à rien (10% de l'effectif global de la société). D'abord sortir le monstre EA qui est gêné par son propre poids de son ralentissement économique en pariant sur les entrants du marché (qu'on appelle aussi les joueurs occasionnels, votre grand mère en tête, ceux qui ont une Wii et une DS) avec du jeu web, du jeu casual et du jeu facile à prendre en main.
Une fois ça fait, on verra pour les nouvelles licences gamer.
Je ne peux que souhaiter que ces gens referont des sociétés et pourront enfin bosser sur des projets innovants et qui leurs tiennent à cœur.
Une nouvelle émission ? Non, une nouvelle publicité en exclusivité internationale pour BBDG.fr (c'est nous) ! Foncez la regarder, elle n'est pas pour ce que vous pensez !
>>Voir l'émissionLa nouvelle vidéo de BBDG est disponible, c'est une conférence d'Oscar sur le Game Design !
En gros, la problématique c'est "comment passer d'une idée sympa à une idée construite".
>>Voir l'émissionLes jeux rendent-ils violents ? Question épineuse et puis niaise mais plutôt que d'attendre que d'autre répondent à notre place qu'évidemment, nous sommes tous des tueurs en puissances, jetons un œil attentif à la question et subdivisons là en problèmes intelligibles !
>>Voir l'émissionOscar, qui aime à traiter des problèmes tellement rebattus qu'on dirait des prisonniers de guerre, essaie de donner une place aux jeux vidéo dans le champ des arts.
>>Voir l'émissionPourquoi joue-t-on aux jeux vidéo ? Quelle valeur accorder à cette activité ? Ne sont-ils qu'un divertissement ?Mais au juste, quel mal y a-t-il à être "seulement" un divertissement ? Oscar tente de nous éclairer sur ces interrogations, tout en se promenant sur des voies ferrées abandonnées.
>>Voir l'émission
Qu'est-ce qu'un jeu vidéo ? Qui est Georgette ? Plutôt que de répondre aux vraies questions, Oscar préfère vous parler du rôle des règles dans la compréhension de la nature des jeux vidéo, entre deux séances de jogging.
>>Voir l'émission