Un doc d'une heure 25 sur les questions morales qui entourent notre sujet préféré… Pourquoi pas mais quand je pense qu'on nous a dit que 20 minutes c'était trop long… Enfin, pendant 30 jours le documentaire Moral Kombat est disponible gratuitement sur le net.
Attention, c'est un film parfois très partisan contre les jeux vidéo. Qui laisse par exemple dans un segment, un intervenant dire que sans Doom les deux tueurs de Colombine n'auraient pas pu s'entraîner… Direction les forums si vous êtes capables de m'expliquer en quoi Doom peut "entraîner" quelqu'un à faire quoi que ce soit…
L'excellent Olivier Mauco (quoique peu prolixe en l'occurrence) intervient sur une émission sur Public Sénat, visible sur son blog. Étant donné qu'il y a aussi un autre gens bon qu'on aime bien chez BBDG (Michael Stora) vous avez toutes les raisons de faire un bon bond sur le blog d'Olivier pour voir la vidéo de l'émission.
Ça y est, la vidéo de la conférence est postée, vous pouvez filer sur la page émission de BBDG pour la voir, la news suivante vous proposera les diapositives utilisées. Dans peu de temps, l'audio HD devrait être disponible.
Ça y est, la conférence ICAN est passée (oups, j'ai oublié d'en parler ici :x)
Voici donc les diapo dispo pour 10 po et les notes suivront un jour. Si vous en avez envie.
Vous constaterez que les blagues en comic sans ont des petits soucis de compression, c'est dire si cette police c'est de la m…
Des question ? Des commentaires ? Envie de compléments d'information ? Direction el foroum !
Oh oui, elles sont design, épurées, elles sont belles, simples... Elle évoquent cette esthétique si pure et zen, proche du flot de la vie, de la nature…
Le lien ci dessus vous mènera au classement Greenpeace des entreprises d'électronique. Si Sony s'en sort en tête sur les producteurs de jeux vidéo avec un 6.9 (oui, sur 10…) Microsoft et Nintendo font eux honte au secteur avec les notes exécrables de 2.4 pour M$ et un ridicule 1.4 pour Nintendo.
Si la santé terre est pour vous un facteur déterminant (plus encore qu'Olivier Besancenot) et que vous hésitez encore entre une Xbox 360 et une PS3, vous savez à présent laquelle prendre ;)
Pour mémoire :
Sony Ericsson : Playstation 3
Microsoft : xBox 360
Nintendo : Wii
Les jeux vidéo ne sont pas un art parce que la version électronique d'un jeu d'échec n'est pas une oeuvre d'art. Considérons les échecs. En tant que jeu, qu'activité, ils ne constituent pas ce que l'on appelle un art. On peut imaginer qu'une partie d'échec soit présentée dans une galerie d'art, ou même que, sous la plume d'un commentateur de la discipline, l'on évoque une rencontre particulièrement exceptionnelle comme de quelque chose d'artistique ; cela ne ferait pas pour autant des échecs en tant que discipline un art, c'est-à-dire une activité intrinsèquement ou spontanément artistique. Pour apaiser l'esprit de mon lecteur, voici la suggestion que j'avais faite à un ami qui m'écrivit sur le sujet : Pourquoi les jeux vidéo ne sont pas un art, en un exemple
Comme l'article « version longue » est un peu bavard, et passe parfois rapidement sur certains points pas forcément négligeables, j'ai écrit cet article complémentaire, qui fonctionne également comme un résumé du coeur de l'argumentation. La thèse tient en une phrase :
Maintenant prenons la version électronique de ce jeu. Est-ce devenu une oeuvre d'art, simplement par le fait d'être devenu un jeu électronique ? Il ne me semble pas. C'est pourtant ce que soutiennent, par implication, ceux qui élèvent le jeu vidéo au rang d'art. Rien ne différencie les échecs des autres jeux vidéo : il s'agit d'une activité sans but extérieur régie par un ensemble de règles et fonctionnant sur un support électronique. Or, si les échecs sont bien un jeu vidéo, et si ils ne deviennent pas une oeuvre d'art par le simple fait d'être un jeu vidéo, alors il s'ensuit que les jeux vidéo en tant que tels ne confèrent pas le statut artistique à ce qu'ils incluent en leur sein, c'est-à-dire, ne sont pas un art à part entière.
Une réponse est possible à cet argument : " Certes, tous les jeux vidéo ne sont pas artistiques, mais les jeux vidéo sont un art, puisque l'on peut faire de l'art avec, et ce, de manière plus que ponctuelle. Utiliser les ressources propres du jeu vidéo à des fins artistiques est parfaitement possible. D'ailleurs, ne dit-on pas de certains travaux qu'ils ne sont pas de l'art, d'une mauvaise chanson qu'elle n'est pas de la musique ? Pourquoi en serait-il autrement avec les jeux vidéo ? "
Mais voilà le problème : d'une oeuvre dénuée de toute propriété esthétique remarquable, l'on dit, qu'elle n'est pas de l'art, ou tout simplement qu'elle est mauvaise. En effet, elle va à l'encontre de ce qu'elle est censée être, elle échoue, soit à être une oeuvre d'art, soit à être une bonne oeuvre d'art (selon la position théorique que l'on soutient) ; mais peut-on dire d'un jeu vidéo dénué de propriétés esthétiques remarquables qu'il n'est pas un jeu vidéo, ou qu'il en est un mauvais ? Je ne pense pas que ce soit le cas. Les échecs restent un jeu très intéressant, et je ne vois presque aucune propriété esthétique au dernier FIFA, ce qui n'en fait pas moins un jeu parfaitement acceptable, et même plaisant.
Pour soutenir que les jeux vidéo sont un art, il faut, soit en exclure une grande partie d'entre eux (ce qui est fortement contre-intuitif), soit estimer qu'ils sont de mauvais jeux vidéo (ce qui est également problématique), soit étendre le concept d'art de manière suffisamment floue pour que l'on puisse dire que le sens originel de la question ("les jeux vidéo sont ils ou non un art ?) en soit perdu. Par conséquent, la réponse la plus satisfaisante consistera à dire que les jeux vidéo ne sont pas un art.
Cela met-il pour autant complètement fin à la discussion ?
Non, au sens où cela n'en constitue pas le dernier mot : la thèse de la plupart de ceux qui défendent la nature artistique des jeux vidéo tient, en son fond véritable, à ce que, comme le disait la réponse fictive que j'avais esquissée, il y a une potentialité artistique non négligeable dans le jeu vidéo, et que cette potentialité est trop souvent négligée. Ce avec quoi je suis parfaitement d'accord. L'on peut faire de l'art avec les jeux vidéo, l'on peut parfaitement utiliser les composants de ceux-ci à des fins esthétiques. Cela ne va pas sans difficulté ni problèmes (notamment, par le fait que cette utilisation esthétique a, la plupart du temps, était faite par un calque des procédés formels d'autres arts, plutôt que par l'élaboration de moyens spécifiques), mais c'est possible. Il faut donc prêter l'oreille à celui qui parlera d'un jeu vidéo comme d'une oeuvre d'art, mais garder à l'esprit que cela est valable pour certains jeux uniquement, par pour tous, et pas pour les jeux vidéo en tant que tels, qui ne sont pas essentiellement un art.
"Si l'on voulait résoudre de manière à peu près élégante le problème, l'on pourrait être tenté de réintroduire, comme l'a fait un jeune philosophe dont j'ai beaucoup apprécié l'ouvrage (Hector Obalk ; Andy Warhol n'est pas un grand artiste), la notion d'art mineur : y seraient inclus, entre autres, la publicité, l'affiche, et, donc, les jeux vidéo. J'y mettrais également l'art conceptuel, mais cela relève peut être plus d'une idiosyncrasie personnelle plutôt que de quoi que ce soit d'autre." Par art mineur, ou art hybride, j'entends les disciplines dont la nature n'est pas d'être artistique, parce qu'elles ont une fin première qui, elle, est non-artistique, mais qui incluent, structurellement, une potentialité non triviale d'utilisation esthétique. Ce partage a l'avantage théorique de bien rendre compte la complexité de certaines activités humaines, qui relèvent de plusieurs champs à la fois (un ami architecte m'a concédé que l'on pouvait éventuellement y compter l'architecture), sans en rabattre sur l'intégrité du concept d'art. J'espère que cette solution vous satisfera, ou vous inspirera.
Un petit article philosophique, parce que nous le valons bien.
La question que nous nous poserons ici est, en un sens, extrêmement simple, à tel point qu'elle semblera triviale (pour ne pas dire oiseuse) à beaucoup : les jeux vidéo sont-ils un art ? Je me propose pourtant de l'étudier, parce qu'elle est sujette, la plupart du temps, à beaucoup de malentendus, et qu'elle gagnerait à en être détachée.
Un certain nombre de ces malentendus résultent du statut à l'heure actuelle quelque peu polémique de la discipline en question : les jeux vidéo, quoique d'usage extrêmement répandu [1], se trouvent souvent mis sur la sellette sous divers épithètes (« abrutissants », « addictifs », « violents », « idiots »...). Je ne statuerai pas sur la validité de ces accusations, parce qu'il s'agit d'un sujet tout à fait distinct, et qui mériterait un traitement à part ; contentons-nous donc de remarquer que ce statut a pour conséquence une polarisation radicale du débat. Pour les uns, défenseurs des jeux vidéo et de la culture qui leur est associée, la magnificence de certains titres et leur intérêt indéniable permettent d'élever l'ensemble du champ au rang d'art (au sens où l'on parle des beaux-arts), doté de ses codes, de ses moyens d'expression propres, et plus largement de tous les attributs que l'on trouve présents dans les arts établis. Pour les autres, contempteurs, il ne s'agit que d'un produit sous-culturel sans valeur véritable, ne pouvant certainement pas se justifier de la dignité associée communément à l'art. Remarquons en premier lieu qu'il n'y a pas de lien de conséquence logique entre le rattachement des jeux vidéo à l'art et le fait qu'ils soient ou non, par ailleurs, « enrichissants » ou « dangereux ». En effet, l'implication « appartenance à l'art = valeur intrinsèque = intouchable » n'est en rien nécessaire. L'art étant, dans le langage commun, une notion connotée positivement, il semble aller de soi que, de dire de quelque chose que c'est de l'art, c'est en faire l'éloge (« ça, mon vieux, c'est de l'art ! ») ; mais une telle implication n'existe que si l'on confond deux sens du concept d'art : son sens évaluatif, normatif, et son sens classificatoire (ou taxonomique, si l'on veut faire bien). Dire que quelque chose appartient à l'art, ainsi, c'est soit lui donner une certaine valeur (car seules les oeuvres de qualité peuvent être appelées de l'art), soit le rattacher à une discipline artistique particulière (car même les mauvaises oeuvres d'une discipline donnée y appartiennent). Quittons maintenant les propos journalistiques, pour clarifier les derniers points indispensables à nos prolégomènes. Notons, pour finir, que je ne me propose pas ici de statuer sur la validité du paradigme essentialiste, et pars du principe qu'on admet, pour la durée de l'argumentation, cette dernière. À vrai dire, validité est encore un mot trop fort ; tout ce qu'il est nécessaire d'admettre, c'est qu'un tel paradigme a un sens (ce qui est indéniable) ; dès lors, il n'y a aucun problème à se demander si, dans ce paradigme, l'on peut parler des jeux vidéo comme d'un art (au moins le temps de se poser la question de savoir s'ils en sont). Que de tels jeux, dotés de qualités qui les rendent proches d'oeuvres d'art tout à fait établies, existent, est un point que l'on n'est pas obligé, à vrai dire, d'accorder, et qui doit être vérifié par mon lecteur avant toute continuation de ce texte. Cependant, je le tiens pour acquis, parce que, ayant moi-même tâté de certains de ces titres et d'autres de la même trempe, je n'ai pas eu de mal à être convaincu qu'avec des jeux vidéo, l'on peut assurément faire de l'art, ou du moins quelque chose qui s'en rapproche beaucoup. Je me contente donc de défier quiconque de nier sérieusement une telle possibilité, au vu d'exemples tels que ceux que je viens d'évoquer. L'on pourra se récrier contre une position qui implique de ranger de vulgaires amas de pixels à côté des monuments de culture que nous avons appris (la plupart du temps à raison) à révérer, mais il vaut mille fois mieux reconnaître les implications de faits constatables par chacun, que de se voiler la face et d'ignorer les perfections réelles de certains produits de l'industrie digitale. En effet, pourquoi, parce que certains jeux n'ont pas à rougir de la comparaison avec de grandes réalisations artistiques, conférerait-on au reste de la discipline, par une sorte de transsubstantiation esthétique on ne peut plus mystérieuse, un statut qui ne lui convient pas nécessairement ? Pourquoi une telle extrapolation n'est-elle, à mon sens, pas possible, alors qu'un tel procédé est très fréquemment utilisé dans ce genre de débats ? C'est bien en prenant appui sur les oeuvres de McCay ou d'Alan Moore que l'on soutient que la bande dessinée est un art, et ainsi de suite : quelle meilleure preuve, après tout, de l'appartenance d'une discipline au champ artistique, que la possibilité de dénombrer des chefs-d'oeuvre en son sein ? Pourquoi un tel passage ne peut-il pas être opéré dans le cas des jeux vidéo ? La réponse réside en l'occurrence dans la spécificité de notre objet. Remarquons pour commencer que certains des jeux vidéo les plus ambitieux dans leurs approches thématiques et scénaristiques, tels que Shenmue et Metal Gear Solid 3 (ambition dont, du reste, il ne font pas mystère) se sont souvent vu reprocher de renoncer en quelque mesure à être des jeux vidéo, pour trop ressembler à des films. Ce reproche marque une tension entre l'élément narratif des jeux d'aventure (le terme d'aventure étant ici à prendre au sens large), dont on ne peut nier la profondeur qu'ils apportent à ces jeux (une quête avec des enjeux motivants, complexes, et des personnages à la psychologie sinon ultra-développée, du moins attachante, tout cela ne peut pas faire de mal), et l'élément fondamental qui définit leur appartenance au domaine des jeux vidéo, à savoir l'intérêt spécifique que l'on trouve dans une telle activité, et qui réside, contrairement aux films, aux actions qu'il est possible au joueur de réaliser dans le cadre qui lui est donné. De fait, lorsqu'un jeu, sous prétexte de développer son intrigue, inflige des cinématiques interminables, l'on est en droit de se demander s'il n'y a pas là en effet quelque renoncement à sa nature première. On rappellera également cet autre lieu commun sur les jeux vidéo, à savoir le côté ridicule et absurde des « scénarios » des jeux les plus populaires, surtout dans les premières décennies de la chose (pensons simplement à Pac-Man ou aux premiers Mario), qui n'étaient de toute évidence qu'un prétexte, un passage obligé ayant relativement peu d'influence sur des jeux dont le design et le gameplay, étaient, eux, excellents et intemporels. Là se manifeste peut-être le plus clairement le fait central pour le problème qui nous occupe : le fond du jeu vidéo, ce qui fait son intérêt premier (non le seul, certes, mais le premier), est l'intelligence avec laquelle la notion d'interactivité est envisagée et conçue par les développeurs. Les jeux vidéo sont des jeux, c'est-à-dire qu'ils ont pour vocation d'occuper notre attention sur des actions déterminées par un ensemble de règles, de manière suffisamment élaborée et intelligible pour être manipulable. Or la notion d'action organisée telle qu'elle est présente dans les jeux vidéo n 'a, à vrai dire rien d'artistique ; cela implique que les jeux vidéo, dans leur nature profonde, laquelle est d'être des jeux (point qu'on ne me contestera que difficilement), ne sont pas des oeuvres d'art, et que le jeu vidéo, en tant que tel, ne peut être un art. En effet, dans le fait d'être un jeu ne se trouvent en aucun cas les caractéristiques qui permettent de définir une oeuvre d'art, à savoir qu'elle peut être objet de contemplation désintéressée (ie pour elle même) ; nous avons affaire ici à deux objets radicalement hétérogènes l'un à l'autre, et qu'on ne saurait confondre qu'en ayant recours à un tour de passe-passe théorique condamnable, affaiblissant la clarté de la définition de l'art pour l'étendre à virtuellement tout objet (ce qui, nous l'avons vu, ruine la question : si tout peut être art, il n'y a pas de sens à se demander pourquoi les jeux vidéo plutôt qu'autre chose). Précisons immédiatement cette partie de notre propos, qui peut être sujette à malentendu : il n'y a aucun mal, comme je l'ai établi précédemment, à ne pas être de l'art, puisque la dignité attachée au statut d'oeuvre d'art n'est pas une fin en soi. D'ailleurs, à mon sens, l'on fait plus de mal à un objet en lui attribuant faussement ou pour de mauvaises raisons un statut qui n'est pas le sien, plutôt qu'en lui refusant tout bonnement ce statut. Ce n'est pas rabaisser le jeu de solitaire présent dans le menu « divertissement » de votre PC, ou dans un autre registre Smash Bros Brawl, que de dire qu'ils ne sont pas de l'art ; c'est simplement établir le fait qu'ils n'ont rien à voir, essentiellement, avec l'art. C'est même le contraire qui est vrai : dans les disciplines proprement artistiques, les travaux qui ne contiennent pas la moindre parcelle de qualité esthétique sont, et à juste titre, estimés mauvais. En effet, ils faillissent à l'ambition intrinsèque aux disciplines où ils s'insèrent, qui est de contenir ce genre de qualité à un degré perceptible : un poème sans rythme, sans sonorité, est un mauvais poème (ce qui ne l'empêche pas d'en être un, rappelons-le). Dans le jeu vidéo, ne disposer d'aucune qualité esthétique ou artistique n'est pas forcément un problème : le solitaire, ou Smash Bros (quoique dans une moindre mesure pour ce dernier), n'en sont pas moins bons pour autant, tout simplement parce qu'il n'est pas dans la vocation d'un jeu vidéo, contrairement à une peinture, un poème, ou une chanson, de prétendre à une qualité artistique. Le moyen de la résoudre, est de prendre acte de l'absence fondamentale d'unité constitutive entre les différents jeux vidéo (notons qu'on parle aussi bien, voire plus, des jeux vidéo, pluriel révélant à mon sens leur irréductible diversité, que du jeu vidéo, que l'on trouve souvent chez ceux cherchant à "annoblir" la discipline en lui donnant une unité). En effet, les jeux vidéo, sous un terme a priori clair, réunissent des produits si différents les uns des autres, si éloignés en substance respectivement, que l'on peut questionner ce qui fait leur véritable unité. Entre un Tetris et un jeu de rôle, entre une simulation de sport et un jeu de stratégie, entre les Wii Sport et Soul Calibur, entre tous ces exemples les uns comparés aux autres, quel rapport ? Quelle unité ? Nous avons affaire, bien plutôt, à une multitude d'activités disparates, ayant en commun leur plate-forme technologique, certes, mais au fond pas beaucoup plus. Bien entendu, il est parfaitement possible de faire des grands rapprochements entre les différents genres, de mobiliser la notion de simulation comme grand unificateur, mais d'une part il restera toujours beaucoup de cas que chaque tentative de résumé laisse à l'écart (et des cas en importance bien plus significative que les simples « cas problématiques » que l'on trouve dans les disciplines artistiques) ; d'autre part, les grandes catégories d'unification que l'on pourrait invoquer, perdent beaucoup trop en précision ce qu'elles gagnent en inclusion, et finissent par se trouver être de vagues appellations fourre-tout. En ce sens, on peut comprendre la très grande segmentation des jeux vidéo en un nombre incalculable de sous-genres comme une marque de cette absence d'unité : chaque genre a ses propres règles, ses propres façons de fonctionner (qu'il est bien entendu possible de combiner, de rapprocher, voire de fondre ensemble) ; il peut avoir des rapports avec d'autres genres, mais pas avec tous, et conserve une irréductibilité très forte, in fine. Nous retombons ainsi, avec une naïveté certaine, sur une conclusion extrêmement proche de celle qu'avait formulée Wittgenstein à propos de la notion de jeu en général [6] : il s'agit d'un « concept flou », qui rassemble des éléments très différents les uns des autres, que l'on peut rapprocher deux à deux, mais que l'on échouerait à réunir tous sous une définition limpide ; le jeu étant une activité par essence échappant à nos catégories communes, elle peut prendre tant de formes qu'aucune définition ne peut la contraindre de manière satisfaisante. En ce sens, il en serait de même pour cette sous-catégorie des jeux que sont les jeux vidéo, qui posséderaient la même versatilité que l'espèce dont ils dépendent. Cette pluralité constitutive, que nous avons cherché à mettre au jour, expliquerait ainsi le caractère protéiforme des jeux vidéo, et leur capacité à être, dans certains cas, dotés de caractères esthétiques. Une telle conclusion, quoique logiquement cohérente, a cependant quelque chose de mystérieux et d'insatisfaisant, si l'on ne s'empresse de préciser ce qui fait que de certains jeux puissent se voir dotés de caractères voire de qualités esthétiques. En effet, point n'est besoin d'une grande investigation pour constater que les jeux vidéo font appel à des procédés esthétiques très familiers, et qu'ils mobilisent des affects esthétiques, quelle que soit par ailleurs leur qualité. En effet, en tant qu'oeuvres de l'imagination, ils mobilisent une multitude de disciplines relevant de l'art : graphisme (design des éléments rencontrés dans le jeu), musique, cinéma (pour les séquences non-jouables), récit (scénario, dialogues). En tant que tels, ces éléments (qui ne sont donc pas le coeur du jeu comme jeu) sont dotés de qualités esthétiques variables, lesquelles sont attribuées au jeu lui-même, qui les englobe. Ce qui explique tout à fait simplement qu'un jeu puisse avoir une dimension artistique sans être lui-même oeuvre d'art, de même qu'un article de journal rédigé par un écrivain serait susceptible de posséder des qualités littéraires, quand bien même le journalisme ne soit pas un des beaux-arts. Revenons enfin sur le cas des jeux exceptionnels : pourquoi en parlerait-on comme d'oeuvres d'art, si la discipline dont ils relèvent n'est pas artistique ? Qu'est-ce qui fait que l'on passerait de la présence d'éléments esthétiques, peu problématique, à l'attribution du statut d'oeuvre d'art ? Parce que, précisément, ils diffèrent du reste de leur congénères en ce que, quoique jeux, ils apportent d'autres éléments, eux-mêmes tirés de disciplines artistiques, mais que, à la différence de la simple transmission de qualités esthétiques que nous venons de décrire, ils font de ces constituants des éléments centraux de leur fonctionnement : ainsi, un jeu dont la trame narrative cesse d'être un canevas pratique pour devenir le point focal d'attention du joueur, voire une motivation en soi pour continuer à jouer, peut être dit porter des traits propres à l'oeuvre d'art. De tels jeux, cependant, pour ne pas être simplement de pâles transpositions de modèles issus de disciplines étrangères, se doivent de faire fonctionner ces éléments « empruntés » (histoire, narration, thèmes, univers) au domaine artistique avec ce qui fait leur spécificité, à savoir l'interactivité, et doivent par ailleurs fonctionner de manière satisfaisante dans les genres où il s'inscrivent. Pour prendre un exemple que j'ai à coeur,Ocarina of Time est une oeuvre d'art à part entière parce que le parcours du héros, particulièrement bien amené au fil des rebondissements et bifurcations du scénario, est rendu captivant par l'expérience du joueur, son rapport à la temporalité et à la progression, et par l'attachement qui se construit au fil des aventures, des donjons et des quêtes annexes, dont l'équilibre est assez admirable. Si le jeu en tant que jeu n'était pas réussi, tous ses autres éléments auraient une résonance bien plus faible, voire creuse, en faisant un produit hybride et un peu malhonnête, car se reniant en tant que jeu. Ce n'est donc que lorsque l'on se trouve face à une conjonction d'éléments artistiques forts avec l'interactivité essentielle aux jeux vidéo, et ce en respectant l'importance de chacun de ces composants, qu'un jeu peut véritablement devenir oeuvre d'art. Enfin, il est possible d'ajouter que ce qui fait que certains jeux peuvent être appelés des oeuvres d'art et d'autres non, réside également dans l'unité dont ils sont pourvus, dans le fait que leur construction, leur structure, fait que tous les éléments qui les constituent se marient harmonieusement, faisant que l'on peut parler véritablement d'une oeuvre, et non d'un patchworkd'éléments intéressants en eux mêmes, mais non dans leur rapport au tout qu'ils forment. Ayant commencé cet article sur la polémique récurrente qui entoure les jeux vidéo, il peut être fécond d'y revenir, les yeux je l'espère quelque peu dessillés et l'esprit vaguement éclairci, pour juger de notre réponse à l'aune de celle-ci : que les jeux vidéo en tant que tels ne puissent pas être rangés parmi les beaux-arts, comme nous avons tenté de l'établir, ne constitue en aucun cas un déclassement pour eux, et n'empêche pas que l'on continue à juste titre de parler de certains d'entre eux comme de véritables oeuvres d'art. Il est difficile, dans ce cadre de dénier au jeu vidéo une place, certes paradoxale, mais une place tout de même, dans l'univers culturel contemporain. La position théorique que nous avons adoptée ne permet certainement pas de parler systématiquement d'art dès que l'on parle de jeux vidéo ; mais, dans l'échelle de progression que nous avons esquissée, il n'existe pas de rupture systématique, et bien plutôt une continuité : entre le jeu réduit à sa plus simple expression, sans dimension artistique, mais non pas moins intéressant, parce que jeu avant tout, entre le jeu par ailleurs intéressant comme jeu mais possédant également des qualités esthétiques déterminées, susceptible en cela d'émotions esthétiques parfaitement légitimes, et le jeu-comme-oeuvre-d'art, se dessine toute une échelle, toute une gamme de possibilités, qu'il convient de considérer avec l'attention qu'elle mérite. Par ailleurs, cette pluralité de composants que peuvent accueillir les jeux vidéo a pour corollaire une pluralité des approches possibles : on peut fort bien arrêter de poursuivre l'interminable suite de quêtes et de batailles qui constituent le quotidien dans World of Warcraft , et se contenter d'admirer béatement les paysages de la Péninsule des Flammes infernales ; inversement, pas besoin de se gargariser de la magnificence de la construction narrative de tel chef-d'oeuvre pour y prendre du plaisir : il suffit d'y jouer pour profiter de ce qu'il a à offrir. C'est là que sa vocation première s'exprime, et c'est en y concentrant son attention que l'on découvre ses beautés les plus originales, celles que le jeu vidéo seul est capable de procurer. Notes
L'on voit bien que dans un tel contexte la classification des jeux vidéo n'est pas envisagée comme un objet de réflexion à part entière, mais devient la simple conséquence d'un discours qui instrumentalise cette interrogation à des fins que l'on appellera, faute de mieux, « idéologiques ». « Les jeux vidéo c'est génial, donc c'est de l'art ; les jeux vidéo c'est horrible, donc cela n'en peut pas être ». Il est donc utile de signaler l'intérêt réel de la question, pour la dégager de ses aspects les plus polémiques qui peuvent en biaiser le traitement.
La réunion de ces deux significations très nettement distinctes, réunion dont on peut soutenir qu'elle porte avec elle un certain degré de confusion, est liée à l'héritage des théories esthétiques de la modernité [2], qui lient intimement la valeur de l'art et son essence, excluant ipso facto toutes les oeuvres d'art médiocres comme du non-art. Sans nécessairement s'opposer à cette orientation générale (par exemple, en reconnaissant que l'essence de l'art se manifeste plus intensément dans certaines oeuvres que dans d'autres, et que c'est cela qui leur donne leur valeur et leur intérêt), on remarquera qu'elle manifeste un parti pris théorique exclusiviste qu'il n'est pas, et de loin, obligatoire d'adopter : une définition normative de l'art (définissant l'art, ou tel art particulier par certaines qualités ou procédés de forme, de sens, que l'on trouve mis en oeuvre dans les plus grands travaux de chaque discipline) peut parfaitement coexister avec une définition fonctionnelle (est art ce qui appartient à telle et telle discipline artistique, ou porte telles et telles marques dans sa construction), le lien entre les deux venant de la constatation que tous les travaux artistiques ne manifestent pas à égale intensité les qualités attachées à l'essence de l'art (un mauvais tableau manifeste les mêmes qualités esthétiques de la peinture qu'un chef-d'oeuvre ; simplement, il les manifeste extrêmement faiblement). Cette distinction entre la dimension évaluative et la dimension classificatoire est cruciale à l'entreprise que nous initions, car elle va nous permettre d'aborder la spécificité de chacune, notamment, comme l'on verra bientôt, sur la question des conséquences à tirer de l'excellence propre à certains jeux vidéo. Partons donc du principe qu'il n'existe pas de lien automatique entre les deux définitions du mot « art », et qu'un sonnet exécrable est encore de la poésie, même s'il n'est pas de la bonne poésie.
Pour en revenir à notre propos premier, remarquons que, puisque classer une oeuvre, ou même une discipline, dans le champ de l'art, ne constitue pas nécessairement une dignité, la polarisation du débat que nous avions décrite plus haut est proprement absurde et profondément inhibante pour la question qui est la nôtre. On peut ainsi parfaitement trouver de l'intérêt aux jeux vidéo tout en maintenant qu'il ne s'agit pas d'art, ou même reconnaître qu'ils appartiennent à l'art sans en démordre sur leur nocivité. Le dernier cas semble peut être étrange, et l'est quelque peu, mais ne doit pas nous choquer tant que cela : si Platon, par la bouche de Socrate, chasse les poètes de la Cité idéale, ce n'est pas sans avoir reconnu leur valeur ; au contraire, c'est après avoir fait leur éloge, et témoigné de la puissance qui leur est propre, qu'il se résout à les exclure (pourquoi d'ailleurs réclamer une si dure sentence, s'ils étaient de valeur médiocre et sans influence sur quiconque ?). On pourrait dire de même à propos de la position de Rousseau sur le théâtre dans le Discours sur les sciences et les arts, à la différence que ce dernier, contrairement à Platon, traite directement de questions relevant du domaine de l'esthétique[3].
Une deuxième remarque à faire portera sur les présupposés de la question : essayer de déterminer si les jeux vidéo en tant que discipline sont ou non de l'art implique d'une part qu'il est possible d'opérer une telle détermination, et d'autre part que l'appartenance à l'art est une question valable ; bref, que l'on peut dire de manière raisonnée que certains travaux humains sont assimilables à de l'art, et d'autres non. Or un tel présupposé ne va pas de soi, loin de là, puisque une grande partie de la théorie esthétique contemporaine (lire : des cinquante dernières années) s'est fondée, dans la continuité des révolutions que furent le ready-made, l'art conceptuel, et le pop art, sur l'idée qu'une telle définition était inatteignable et qu'il n'existait pas de définition essentielle de l'art : l'art est tantôt ce dont la société dit que cela en est (G. Dickie), tantôt ce qui ressemble à ce que l'on tient pour de l'art à un moment donné (Levinson). On a assisté là à un renversement majeur du paradigme sous lequel l'on concevait la définition de l'art [4], passant en gros d'un essentialisme (l'art est définissable, reconnaissable par certains critères, liés notamment à les qualités esthétiques des objets qui s'y rapportent) à un fonctionnalisme radical (rien n'est art en soi, et il faut chercher, dans la société, dans le « monde de l'art », les raisons qui font que l'on appelle art ceci et non ceci). Mais, et c'est là le point important, il est incorrect de parler en l'occurrence de passage d'un modèle théorique à un autre ; bien plutôt, l'on a eu affaire à une expansion : pour les oeuvres contemporaines, il a bien fallu intégrer le nouveau paradigme ; par contre, en ce qui concernait les oeuvres antérieures, ou conçues à partir du modèle théorique essentialiste lié à ces dernières, l'on a conservé à l'esprit un autre paradigme, familier et toujours en usage. Que ces paradigmes puissent ou non coexister conceptuellement est peut-être problématique (je pense pour ma part que c'est possible, du fait précisément de leur hétérogénéité) ; cependant, ce qui est important est qu'ils coexistent de facto dans la conscience commune, et qu'ils sont considérés, sinon comme également valides, du moins comme pouvant tous les deux prétendre à la validité. Or, et nous en revenons ici au début de notre argument, poser la question « Est-ce que X est de l'art ? » est parfaitement sensé, pour autant que l'on se place dans le paradigme essentialiste ; plus encore, il requiert ce paradigme comme indispensable à la question, car dès que l'on se demande si quelque chose est de l'art, on suppose qu'il est possible de déterminer des critères intrinsèques à cette chose justifiant une telle appellation, c'est à dire, que l'on puisse dire : cela en tant que tel est de l'art, cela est de l'art plutôt qu'autre chose.
Le dernier point à préciser avant toute discussion est beaucoup plus empirique : il concerne la possibilité de certains jeux vidéo précis à prétendre à une certaine valeur esthétique. Quiconque a joué à Final Fantasy VII, Zelda : Ocarina of Time, Metal Gear Solid , Silent Hill, ou Shenmue sait de quoi je parle [5]. Il est à peu près évident que certains jeux possèdent un ensemble de qualités (graphiques, de gameplay, narratives, émotionnelles), en même temps qu'une unité propre et une construction (level design, progression) qui les rendent comparables (ce qui ne signifie pas égales) aux oeuvres d'art telles qu'on l'entend traditionnellement. Ce dernier point n'est pas indifférent, puisque ces jeux furent probablement conçus avec, en tête, de tels modèles ; il ne serait ainsi pas extraordinairement ardu de lancer une étude entre Ocarina of Time et les films de Myazaki, une analogie entre Shenmue et le bildungsroman, ou de voir dans God of War II une relecture ludique de toute la mythologie grecque, en un contre-pied jouissif à la Théogonie de ce bon vieil Hésiode.
(On aura compris, à la lecture de ces deux derniers paragraphes, dans quel camp je me range, pour ce qui est du débat général sur la nature des jeux vidéo. Cependant, je le répète, mon but ici n'est pas de faire étalage de mes opinions partisanes, mais d'établir de manière argumentée un point de débat controversé ; l'appel que je fais à des jeux de qualité remarquable vient d'une part de ce qu'il s'agit d'un enjeu non négligeable sur cette question, et d'autre part de ce que, comme l'on verra immédiatement, il est fréquemment soulevé, mais à mon sens mésinterprété)
Certains, défenseurs du jeu vidéo, déclareront que le débat est alors fini : partant de tels exemples (que souvent ils reconnaissent pourtant être l'exception plutôt que la règle), ils tirent la conclusion que les jeux vidéo ont prétention à être appelés art, et ce, dans leur ensemble. Leur but n'est pas foncièrement malhonnête, puisqu'ils souhaitent, par cette affirmation, faire porter l'attention publique sur une discipline dont la valeur artistique est à leurs yeux négligée ou minimisée. Malheureusement, il y a dans la littéralité d'une telle position une erreur cruciale, qui réside en ce qu'elle va à contre-pied de la nature même des jeux vidéo.
Nous en sommes donc réduits à une demi-aporie, à savoir, entre ce que l'on sait d'expérience (certains jeux vidéo sont vraiment des oeuvres d'art, ou en tout cas y ressemblent beaucoup), et l'impossibilité d'élargir une telle appellation au reste de la production (par l'hétérogénéité essentielle entre le jeu et l'art).
On peut alors formuler une réponse, qui ne peut être que nuancée, tout simplement parce que son objet est fort complexe : non, les jeux vidéo ne sont pas de l'art, parce qu'ils n'ont pas intrinsèquement vocation à en être ; pour autant, certains jeux vidéo peuvent être des oeuvres d'art à part entière, et il n'y a aucune raison de leur dénier ce statut, et d'autre part, nombre de jeux ne sont pas dénués d'une dimension esthétique parfaitement évidente.
Finissons donc : les jeux vidéo ne sont pas étrangers à l'art, loin de là, et certains en font pleinement partie, même s'il est impossible, conceptuellement parlant, de parler des jeux vidéo comme du onzième art, comme l'aimeraient certains.
Une bonne partie des organismes religieux qui parlent font du mal au monde. L'église catholique par exemple se prononce sur le sida ? Ou peut être devrais-je parler de la positions de certains musulmans sur le plaisir féminin ? Ou même le féminin tout court en l'occurrence...
Enfin dans le monde des jeux vidéo, quand l'église parle elle le fait mal, elle ment délibérément aussi, elle ne s'appuie sur rien d'autre que ses propres convictions. Le rapport d'un média plus jeune que le livre qui lui devrait dicter ses mœurs d'une petite paire de millénaires pose question, or ça n'est probablement pas des gens qui ne réfléchissent pas (de leur propres aveux) qui y répondront sérieusement. Ce qui ne les empêche pas d'en parler, après tout je ne sais pas depuis quand on devrait connaître un sujet ne serait-ce qu'un minimum pour l'aborder.
Diablo 2… Ça fait longtemps n'est-ce pas ? Savez vous ce qui était très spécial dans Diablo 2 et qui le rendait presque unique ? C'est l'absence de respé. Ceux qui ne connaissent pas le jeu se demandent sûrement ce dont je parle, alors voilà :
Dans Diablo 2 l'on réparti ses aptitudes dans un arbre de talent comme dans de nombreux jeux de rôle. Seulement là, une fois les talents placés, impossible de les récupérer, on se trouvait bien souvent forcé à recommencer un personnage parce qu'on avait mis trop de points dans les talents disponibles au début.
Plus maintenant, une des caractéristiques qui rendait ce jeu unique a été corrigée, selon le patch note disponible ici (oui, Blizzard a assez d'argent pour faire des patch pour des jeux vieux de 10 ans et on les remercie) on notera aussi que si vous voulez vous y remettre en attendant le 3, il est à 25€ chez blizzard mais probablement facile à trouver moins cher (si vous n'y avez jamais joué, ne l'achetez pas sans l'extension).
Non parce qu'à l'époque ça passait, vous êtiez au collège vous n'aviez pas l'argent, mais bon, quand on y a passé des centaines d'heures c'est pas si bête de l'acheter même si fondamentalement Blizzard n'a pas un besoin pressant de votre argent.
Je me promenais dessus la toale comme à mon habitude, lorsque j'ai découvert un bon site bien comme je les aime avec un vrai avis et des vrais gens qui sont pas des abrutis, ce qui est rare dans cette mythique entitée qu'on appelle "presse jeux vidéo".
Sans plus de 6 margets, je vous propose de mettre le site Gamer's Epicerie (qui ont en commun avec nous un amour pour les noms de sites à la con qu'on changera plus tard et en fait non) dans vos favoris. Si vous êtes passés ici c'est probablement que vous ne lisez pas les médias spécialisés en pompage de nouille, alors ce site est fait pour vous (ou presque).
Et en plus, ils m'ont rappelé qu'il fallait que je fasse un papier sur MW2. Owi !
Microsoft n'est pas vraiment une firme connue pour son amour de ses clients… On pourrait même dire que c'est une de ces compagni… LA compagnie par excellence prête à tout (même à sortir des OS bâclés) pour de l'argent.
Que ce soit clarifié d'entrée : je n'ai fondamentalement rien contre les gens qui se font de l'argent s'ils le font honnêtement, seulement là, j'ai comme un doute, petite chronologie des événements :
Vous me direz… Oui… et ? Et alors c'est une honte, l'annonce de jeux importants et très axés multijoueurs ayant entraîné une explosion des abonnements au Xbox live, bannir les utilisateurs ayant déjà payé leur abonnement si près de la sortie de Call of Duty Modern Warfare 2 (et Halo ODST) c'est simplement se foutre d'eux, sachant que les chiffres annoncés sont "hundreds of thousands" (des centaines de milliers) de consoles bannies du Live, c'eut probablement été ça de ventes en moins pour les deux jeux…
Rajoutez-y qu'évidemment les EULA sont très clairs sur les deux fronts : interdit de modifier sa console et abonnements non remboursés en cas de clôture du compte Live.
Et vous l'avez dans l'os.
Oui, tout est dans le titre, vous voudriez sauver la planète, mais savez vous mettre un pied devant l'autre ? Oho c'est facile de dire oui comme ça simplement parce que vous savez le faire dans la vraie vie… Et dans les jeux vidéos ?
J'attend avec impatience les résultats, capture d'écran à l'appui sur le forum !
QWOP, un jeu flash qui casse trois pattes à un athlète !
J'ai regardé hier soir l'ensemble de la conférence de Jonathan Blow au Free Play de 2007 et c'est une bonne baffe dans mon tête.
Phrases marquante :
I think a lot of modern game design is actually unethical, especially MMOs like World of Warcraft. Because they're predicated on this kind of player exploitation in which [the game design is] plugging in to their pleasure centers and giving them scheduled rewards. And we convince them to pay us money and waste their life in front of our games […] So I don't see much of a difference between these three […] : smoking, eating junk food and World of Warcraft. They all look the same to me, except they're awkward in a different way.
Je vous traduit ça en gros ça donne :
Je pense que nombre de jeux modernes ne sont pas éthiques, particulièrement les MMO comme World of Warcraft. Ils sont en fait basés sur une sorte d'exploitation des mécanismes du cerveau humain : en se branchant sur les centres de plaisir du cerveau et en donnant aux joueurs des récompenses planifiées et directes. Nous les convainquons ainsi de nous donner leur argent et de gâcher leur vie devant nos jeux. Je ne vois donc pas de différence entre fumer, manger du fast food et jouer à World of Warcraft à part qu'ils sont dérangeants de différente façon.
Sujet : Why and How to make games
Je pense que je serais vraiment méchant si je mettais en parallèle une image et une actualité, mais… Ne le suis-je pas ?
(cliquez sur l'image pour la voir en entier)
J'ai une mauvaise et une mauvaise nouvelle
Electronic Arts licencie 1500 personnes à travers le monde, ferme des studios et se concentrera désormais sur les titres issus de licences.
Maxis (Sim City, rien que ça) Black Box (Need for speed, Skate) Origin Systems (Les créateurs d'Ultima qui ne faisaient plus leurs propres projets depuis des années) Westwood et Bullfrog disparaîtront, non pas en tant que marques mais comme studios de développement, les équipes seront réintégrées et "allégées".
Quoi? Non non, cessez de parler de toutes les fois où vous avez peut être comme moi entendu EA et ses employés déclarer "nous soutenons l'innovation". À partir de maintenant ça sera :
Ah oui par contre, je précise, EA conserve les jeux et les licences, ils virent juste les gens qui les ont fait. Logique quoi.
Pourquoi ? Mais pourquoiiiiiii ?
Pour quelqu'un d'EA, c'était prévisible, seulement il y a EA et EA.
Electronic Arts est en fait un monstre bicéphale, il y a le corporate et le développement. L'un des deux supervise l'autre, l'autre travaille. L'idée est qu'Electronic Arts n'est, depuis longtemps, presque plus un faiseur de jeux, la majorité des titres du géant sort de ses studios estampillés EA. Ce que cela veut dire c'est que ceux qui virent les autres (ne sont évidemment pas concernés par le "dégraissage" mais c'est une autre histoire) n'ont un contact que distant avec les jeux. Évidemment, lorsque vous travaillez dans une société qui ne fait plus de jeu, qui se contente de les produire, votre travail n'a plus à voir avec le jeu vidéo en lui même, seulement avec la rentabilité de produits qui pourraient être des chaussettes.
Or si pour une chaussette, cela ne choque personne qu'on fasse toujours la même chose et qu'on fabrique les chaussettes que tout le monde veut porter et aucune autre, dans les jeux vidéo, un médium qui rassemble dans leur élaboration un paquet de gens créatifs, cela coince un peu. «Mais siiii, une chaussette avec un processeur quadri cœur qui protège intelligemment les pieds ouiii !»
L'idée derrière tout ça est que la société Electronic Arts se contente de taper sur ses créatifs, sur ses studios à distance "non, ça ne se vendra jamais ça c'est trop loin du marché" tout en ayant un garçon plutôt censé à sa tête (en la personne de John Riccitiello) qui voulait dans les années précédentes parier sur des licences nouvelles et différentes. À cet élan, que dis-je à ce caribou, se sont opposés trois principaux obstacles :
Riccitiello a donc probablement pris la décision de remédier à cela, ça inclue évidemment de rendre EA plus unie, plus efficace et donc de virer des tonnes de gens qui ne servent plus à rien (10% de l'effectif global de la société). D'abord sortir le monstre EA qui est gêné par son propre poids de son ralentissement économique en pariant sur les entrants du marché (qu'on appelle aussi les joueurs occasionnels, votre grand mère en tête, ceux qui ont une Wii et une DS) avec du jeu web, du jeu casual et du jeu facile à prendre en main.
Une fois ça fait, on verra pour les nouvelles licences gamer.
Je ne peux que souhaiter que ces gens referont des sociétés et pourront enfin bosser sur des projets innovants et qui leurs tiennent à cœur.
CNET UK vient de publier une enquête qu'elle fait du mal à Microsoft :
60% des gens appelés et possédant une console de Microsoft disent qu'elle s'est déjà cassée plus grave, de ceux là, le tiers (donc 20% des 360) s'est cassé deux fois et 20% (donc 10% du total des possesseur de 360) a vu sa console casser trois fois. Notez qu'il y en a un qui est maudit : six 360 se sont cassées chez lui avant que Microsoft ne le rembourse.
16% des PS3 et 6% des personnes possédant une Wii, les chiffres sont plus calmes de ce côté là du marché.
Pour la défense de la 360, l'enquête était tout de même menée de manière à ce que les gens ayant eu des problèmes avec leurs consoles soient plus ciblés, seulement ils l'étaient pour les trois fabriquants. Alors, la 360 est elle une grosse merde ou allez vous vous marier avec la vôtre (j'aime les questions pas trop tranchées).
Ah, si vous aimez le marketing Billshit autant que moi, ce lien vous plaira
Pour beaucoup, cette phrase "Ah que le monde est petit" n'est qu'un vague souvenir, certains en croisant un ami a un endroit inattendu l'ont entendue. D'autres en regardant le Roi Lion se rappelle de Zazou la chantonnant (traduisant littéralement de la chanson d'enfants anglaise "It's a Small Small World").
Pour moi c'était un peu des deux, maintenant, j'oublie tout ça, Small Worlds correspond a présent dans ma tête, principalement à un jeu flash tout simple, quatre flèches et la barre espace pour tout dire, qui se finit en 15 minutes et qui tient dans si peu de place, tellement de choses que j'avoue que moi, rompu que je suis à la presse jeux vidéos, je suis à court de superlatifs. Pourtant le jeu ayant semblé laisser mon comparse Louis relativement innébranlé (si cela vous étonne que je ne fasse pas de jeu de mot c'est que vous ne connaissez pas Louis quand il est en colère) je vous propose d'aller passer peut être les 15 meilleures minutes de votre jour / semaine / mois / vie selon la trépiditude desdits laps de temps.
Oui, après peut être un peu trop de temps passé à conseiller aux gens ce qu'ils devraient en penser ou à dire ce que j'en pense, j'aimerai un peu qu'on me parle de jeux, alors direction les forums si vous aimez les jeux vidéo, 3 minutes pour s'inscrire et si vous avez aimé Small Worlds, dites le nous (et surtout, dites nous pourquoi !).
Alors alors, après un petit doc sur les jeux avec un titre un peu alarmiste (Oui, c'est un peu une litote) j'ai eu envie d'en parler sur un site, certes pas très vivant (qui prépare son quomme baque) mais sur lequel j'espère qu'on puisse trouver une vision un peu différente des jeux.
Voilà la vidéo, les annotations sont en dessous !
Bon, ça commence mal, la première phrase du présentateur est complètement bidon. Pourquoi ? Parce que "le chiffre d'affaire du cinéma" ça n'existe pas. Son affirmation s'appuie en fait sur une sorte de mythos qui est né d'une phrase dans les années 90 "le jeu vidéo dépasse Hollywood". A l'époque, c'était Hollywood seulement et on parlait déjà (il faudra que je retrouve la réf exacte, je crois que c'était dans un Libération) uniquement de rentabilité pure : un jeu rapportait beaucoup plus d'argent qu'il n'en coûtait, plus qu'un film.
Or a l'heure actuelle, le ratio n'est plus le même (et ça dépend beaucoup des jeux) mais il faut savoir aussi qu'en matière de nombre d'entrée par mois contre le nombre de jeux vendus, le cinéma pulvérise le jeu vidéo (c'est à dire en termes d'audience). Et ce, même si les prix sont différents, que la question de la distribution des jeux ne se pose plus du tout de la même façon (car je serais prêt à parier qu'un des jeux les plus joués du monde c'est le Solitaire et qu'à présent, les jeux en ligne flash et compagnie font un carnage en termes de clics).
Ça, c'es le début. (ah et une croissance de PLUS de 20% en MOYENNE c'est pas vrai non plus, la moyenne de croissance de l'industrie est aux alentours de 10%, pondérée par beaucoup de petites boîtes qui grimpent très vite grâce aux circuits de distribution dématérialisés)
Sur 70 jeux présentés, seulement 16 titres originaux
Constat intéressant, la liaison à la suite, moins : "alors le grand méchant loup de la crise serait-il passé par là ?"... Il manque comme un rapport entre les deux.
Réponse de Micromania : Non, la crise n'a pas atteint le secteur des jeux vidéo, seulement la distribution. Autrement dit, les action des compagnies productrices n'ont pas baissé, les titres sont restés stables, leur crédibilité bancaire n'a pas bougé. Ce que constate Micromania (distributeur de jeux vidéo donc) c'est simplement que les ventes ont chuté aux alentours de mars avril, en raison d'une baisse de la consommation mais aussi de l'actualité était pauvre. Pas de nouveaux jeux, pas de ventes. C'est pour cela que Micromania dit "Oui il y a crise" mais que les éditeurs disent "Non on l'a évité" tout simplement parce que Micromania voit ses ventes chuter mais que les éditeurs savent très bien qu'elle vont chuter puisqu'ils n'ont pas de jeux a vendre. En court : comme ils tablent sur des ventes a venir, forcément ça ne les étonne pas de ne pas vendre.
Réponse de Sony : "Chez Sony on a dépassé les objectifs" oui, effectivement, Sony avec sa PS3 a prix réduit et sa PSP Go ET ses énormes jeux allait très probablement dépasser les objectifs de vente pour l'année 2009.
Réponse de Square Enix : "Le secteur du jeu vidéo est passé relativement bien à travers la crise jusqu'à maintenant". C'est un attendu : en temps de crise, deux secteurs (trois en fait) échappent globalement à la récession : l'alcool et les drogues "douces" et les divertissements (jeux (casinos) et jeux (vidéo) en sont).
…et la réponse
La bonne réponse de Thibault Lhuillier d'Ubisoft : "Oui oui oui oui et non" donc 4 fois oui et une fois non. C'est 3 fois de l'honnêteté et une fois de la langue de bois (oui et non).
La réponse de Grégory Delfosse : "Y'a suite et suite, si le jeu est bon, pourquoi pas, en tout cas tant que ça marche, je pense qu'il faut au contraire suivre les joueurs". Donc non, y'a pas suite et suite, y'a suite et c'est tout. Globalement monsieur, on les repère à un numéro apposé à la suite de lettres. Le fait que les joueurs aiment un jeu et que les éditeurs en fassent une licence (grosso modo c'est : «vous aimez les spaghetti au pesto ? plutôt que d'en conclure que vous aimez la cuisine italienne et essayer de vous faire goûter d'autre choses, vous allez avoir les tagliatelle au pesto, les penne au pesto, les orichietti au pesto, les farfalle au pesto etc.») ne veut pas dire que les bons ne sont pas des suites et les mauvais en sont.
Le retour de la revanche de Thibault Lhuillier qui a retrouvé sa langue de bois : Attention bullshiteur professionel en vue : ce qui conduit le marché c'est la création (certes) et l'innovation (moins) qui fait qu'on s'en sort mieux peut être que les autres (ou alors c'est le propre des crises comme je l'écrivais plus haut). Parce que les gens sont intéressés par des choses nouvelles (dit ce jeune homme qui ne recule devant aucun mensonge sur fond de poster des lapins crétins 5)
La re-réponse de Sony : Il faut attendre que le public le demande et qu'il y soit réceptif. D'ailleurs, pour être sûr de ça, nous attendons depuis bientôt 5 ans que quand nous sortirons un jeu original peut être un jour et qu'il se vende bien, alors nous en feront une suite… Comment ça ce que je viens de dire n'a aucun sens ? TG n00b
La vengeance du come back de Thibault Lhuillier qui décidément aime mentir : Non, juste pour dire qu'il jure sur quelque chose sur lequel il n'a aucun contrôle sachant qu'il a été annoncé qu'AC 2 aurait du contenu payant à télécharger. Petit point de détail aussi : Assassin's Creed Director's edition qui n'avait presque rien en plus.
Pour conclure, et parce que chez BBDG on aime se la péter grave
Oui, la vidéo vaut le coup d'être regardée, mais nous vous recommandons grandement de le faire avec ces sous-titres que je vous fournis. Pourquoi ? Parce que ce que j'essaie de faire, c'est de remplacer les commentaires très raz-les-paquerettes (et c'est normal, c'est du publi-rédactionnel, de l'aveux même de leur description Dailymotion) par des commentaires plus pointus qui, j'espère, feront plaisir aux gens qui n'aiment pas qu'on les prenne pour des niais :).
Nous proposons aux major, labels et maisons de disques des packs de services vidéos plus souple pour accroite le buzz des artistes.
Complément d'information
Je vous conseille un petit saut ici, juste pour pleurer définitivement sur l'état de l'industrie :
http://www.gamesindustry.biz/articles/ea-details-job-losses-and-cancelled-projects
Là, Electronic Arts annonce qu'ils mettent à la porte 1500 employés, ferment des studios de développement et annulent une douzaine de titres à divers stades d'avancement.
Sur un marché de l'emploi dans le secteur déjà bondé aux États-Unis, il s'agit probablement de 1500 emplois qui ne seront pas retrouvés de sitôt. Si on peut regarder le soleil couchant en pensant à l'aube, j'aurais une petite tendance à espérer que ces gens ouvriront des studios qui feront assez de mal à EA pour qu'ils s'en mordent les doigts, mais j'ai bien peur que ma candeur n'aille pas jusqu'à penser qu'EA ne les rachètera pas dès qu'ils y verront une petite opportunité de profits.
Résumé des déclarations officielles : on sort nos grosses licences de sport tous les ans, ça nous coûte rien et tout le monde les achète, on fait les Sims et les adaptations à la con de films, quelques gros machins genre Visceral Games et toutes ces conneries pour les gamers et le reste, allez vous faire mettre. Quelques titres par an suffisant à faire la grande majorité du profit.
Je prierai bien pour un gros boycott dans vos gueules mais j'ai bien peur que quoi que j'en dise, FIFA 2040 ne se vende toujours aussi bien. Si seulement j'étais assez méprisant pour dire "les gens sont des moutons" je me permettrai bien de juger comme ça à la louche des millions de gens, si seulement je n'avais pas moi même mes petits côtés moutons par d'autres aspects.
Sujet : Exploration : From system to space to self
Vu qu'on m'a posé la question récemment, je me suis dit... Pourquoi ne pas faire une petite news dessus.
Donc j'annonce : je fais des test à mes heures perdues :
Récemment, j'ai testé Jade Empire, The Path (exercice un peu casse gueule) et Spore (sur lequel j'ai été un peu bavard). Je fais des tests pour d'autres sites mais j'en suis par forcément aussi content donc je vais pas tout vous dire.
Voici venuuu le temps, des rires et de Didier Deschamps, à Lille au printemps c'est tous les jours le printemps, c'est le pays, noyé, des enfants heureux, des monstres et des psys ou c'est un paradis !
Tout ça pour vous dire que notre nouvelle vidéo, sur la violence dans les jeux vidéo cette fois est disponible ! Et vous ne devinerez jamais le meilleur ? Le son est audible !
Bon, on va faire simple, tout le monde va se diriger calmement vers ce lien en faisant bien attention à ne pas s'éclater le cerveau en regardant la pub. Certes c'est une publicité, ça ne sera sûrement pas aussi facile à faire qu'à dire, d'ailleurs si les exemples avaient été faits à partir de vraies captures d'écran personne ne se serait gêné pour le dire mais non. Attendons nous donc à de grosses nouveautés, et foncez vers le forum si vous avez des commentaires !
Hey Georgette, le retour de la revanche des liens vers les sites des gens intelligents, le tour du site Ecriture-vidéoludique de Nicolas qu'il est bien bon ce site et que je hâte qu'il s'étouffe s'étoffe !
Jettes-z-y donc un de tes jolis z'œil ma Georgette, l'herbe est verte là bas !
Normalement, ce site est censé inviter à la refléxion sur le jeu vidéo. Plutôt donc que d'en faire un autre ressort médiatique qui parle de tout et de rien, en s'appropriant l'actualité d'autres site (genre, le copié collé de news ou de communiqués de presse avec en prime un petit "nous à la rédac de CTROBIENLAIJEUX on en a l'eau à la bouche") on va essayer de parler de points précis de l'actualité, en plus de, parfois il faut savoir le reconnaître, poster des conneries.
Voilà donc une vidéo que je met ici non pas pour te dire "oh kikoolol ia une nouvelle vidéo de Batman Arkam Asily Asilu Asulim... Du nouveau Batman et nous à la rédac de BBDG on en a l'eau à la bouche" mais plutôt pour questionner ce point précis de Gameplay du jeu : la possibilité de diriger le Joker dans un jeu à la première personne... Oui, cette fois ci ça n'est pas au 15ème degré comme dans MadWorld mais bien dans un jeu où le joueur doit incarner un personnage sadique et complètement fou, n'ayant d'autre objectif que son propre amusement...
Est-il condamnable de tuer des gens dans un jeu ? Peut être, pour s'en dédouaner rousseau, depuis des années on joue donc des soldats qui combattent pour le bien de l'humanité, pour le bonheur des petits et des grands et pour l'amour de la patrie. Seulement voilà, quelles vont être les sensations de jeu d'un joueur s'amusant à tordre le cou des gardes dans un grand éclat de rire... ? J'attend de voir, j'essaierai de le récupérer pour te dire ce que j'en pense. En attendant, si tu as d'autres références de jeux dans lequels on joue un personnage dérangé, fonce vers les forums, inscris toi c'est rapide et poste donc !
Bon, ma Georgette, aujourd'hui on ajoute un nouveau mot à ton vocabulaire de gameuse : un DLC. Qu'est-ce que c'est, c'est un DownLoadable Content. Un contenu téléchargable, payant ou non, qui s'ajoute donc à un jeu mais qui n'est pas une extension boîte. Dans cette catégorie on trouve plein de matériel qu'on peut acquérir par micro-paiement (ou micro-transactions) comme des cheveux supplémentaires pour tes Sims ou un nouveau cheval pour Oblivion ou certains gratuits (plus rares évidemment) comme par exemple certains morceaux pour Rock Band 2.
Ici, on va donc parler du nouveau DLC (le second) de GTA 4. Tu sais, GTA ils aiment bien critiquer la société américaine, dans le jeu de base, on dirigeait Nico Bellick un immigré à la poursuite du rêve américain. Dans le premier DLC (The Lost and Damned c'est à dire Le(s) perdu(s) et le(s) damné(s)) on jouait cette fois ci Johnny Klebitz un pseudo-Hell's Angel qui, dans la même ville, avait des objectifs très différents. Toujours dans cette optique de "regard critique" sur la société américaine, Rockstar a annoncé le prochain DLC : The Ballad of Gay Tony, oui, cette fois ci on jouera probablement un homo... Quand on voit l'homophobie absolument criante des gamins qui jouent à GTA en multijoueur (alors même que le jeu est censé être réservé aux adultes) ça risque d'être très amusant. Attendons la fin de l'année pour voir ce que ça donne !
Si tu ne connais pas les matrices sonores, je te conseille celle ci pour commencer à t'amuser. Pour t'aider un peu à commencer, voici quelques astuces:
La barre espace réinitialise la matrice.
Quand tu copies (cmd+C sur mac, ctrl+C sur PC) la matrice génère un code.
Le code, tu peux le coller sur un forum (le nôtre par exemple) ou l'envoyer par mail à tes amis qui à leur tour le copierons et le collerons dans la matrice pour voir et entendre la mélodie que tu as composé :)
Voici un exemple de code :
16,40,76,50,268,640,1216,800,4288,10240,9216,7680,114688,73728,102400,8192
Maintenant, pour indo, quelqu'un en a fait une map pour Unreal... Et... Je te laisse voir ce que ça donne, en tout cas, on pourrait facilement imaginer des jeux sur ce thème là !
Le Konami-Code tu connais? appuies sur la flèche du haut deux fois, celle du bas deux fois gauche droite gauche droite, la touche B la touche A (en minuscule) puis la touche entrée.
Sur pas mal de site, dont Facebook, le code déclenche des petits effets marrants, à n'importe quel endroit sur ces sites, tapes le code et tu verras quelque chose apparaître. Non, pour l'instant ça ne marche pas chez nous mais on va voir avec Pierre si c'est possible :P
Maintenant, saches que si tu as du temps à perdre, Konamicode est une liste des sites qui proposent des clins d'œil quand on utilise ce code... Pour y accéder, il suffit de rentrer le code ;P
Les vidéos présentant les classes de Team Fortress 2 continuent de sortir, la dernière en date, celle de l'espion contient un certain nombre de grands moments à base de "Yo moma" qui me font beaucoup rire, enjoy Georgette !
Le nouveau jeu de la team Ico pointe le bout de son museau, ouvrez grand vos mirettes, ça ressemble un peu à une rencontre entre Ico premier du nom et la fable de la Souris et du Lion.
Balance of Power: 21st Century est un jeu assez fou. Pourquoi ? Parce qu'il contient un moteur narratif adaptable qui génère, à mesure que tu joues, ta propre histoire. Ça, c'est pour ta partie technique, ça ressemble en pratique à un jeu dont tu es l'héroïne.
Tu êtes persuadée que les jeux vidéo ne produisent aucun sentiment ? Ce jeu est fait pour toi. Au bout de quelques minutes tu auras déjà envie de raser le Moyen-Orient à la bombe mais craignant pour ton histoire, il te faudra être la plus patiente et démocrate possible, un jeu qui fait naître, comme Defcon, un sentiment de détresse profonde chez le joueur. Au bout d'un moment tu ne sauras plus comment réconcilier les nations ou chasser les terroristes alors que l'opinion est contre toi...
À essayer si vous parlez bien anglais et que la géopolitique vous intéresse !
Depuis un certain temps j'assiste en personne ou je télécharge des conférences sur les jeux vidéos, je me suis dit, quel meilleur endroit que ce site pour en parler ?
Pour ce faire, je vais donc mettre en place un petit cadre que voici:
Sujet :
Auteur :
Technicité :
Intérêt :
En résumé :
Disponible :
Que je remplirais évidemment, pour l'exemple, je vais donc te présenter une conférence de Clint Hocking dont tu entendras parler en long en large et en travers sur ce site pour plusieurs raisons: d'abord parce que c'est un génie du jeu vidéo, ensuite parce qu'il met ses conférences en ligne avec le texte.
Sujet : Exporation, from systems to Spaces to Self
Auteur : Clint Hocking
Technicité : Comme beaucoup de conférences d'Hocking, c'est très technique mais pas très complexe donc accessible assez facilement. L'avantage de l'avoir à l'écrit c'est que le texte est plus facile à suivre qu'à l'oral. Tout est parfaitement expliqué et illustré par des exemples, tout à fait passionnant.
Intérêt : Vraiment très intéressant, drôle et profond à la fois, c'est une conférence assez générale donc pas exclusivement destinée aux game designers.
En résumé : Comme le titre le dit si bien, Hocking distingue 3 types d'exploration : L'exploration des système c'est à dire l'expérimentation des règles du jeu, l'exploration de l'espace c'est à dire la découverte du monde de jeu et l'exploration de soi c'est à dire ce à quoi nous ramène les actions que nous effectuons dans le jeu. Je ne vais pas ruiner ta lecture mais en gros, dans un jeu nous découvrons des règles, elles nous permettent de comprendre et d'explorer l'espace et ces explorations nous ramènent à nous, nous prenons des décisions et du plaisir à jouer. Ce plaisir nous donne envie d'explorer plus avant, formant une boucle fonctionnelle.
Disponible : En cliquant sur ce lien pour lancer le téléchargement de la conférence (texte+diapos) en anglais
Thief 4 vient d'être annoncé, extrait d'une discussion au département marketing:
-Hé les mecs, regardez on a un email d'un fan qui est pas mal, je vous le lis :
«Chairs daiveulopeurs de Thief, jé bocou aimai le 2, le 3 vou devriai lapeler Thi3f sa seré class !! ololol si vous me passai l'expression. mai salutasions lai plus distinguai insi ka vautre entourage.»
-Mortel ! Mais on a pas déjà déposé le brevet pour le nom Thief 3 ?
-Mais ouai mais l'idée est super quand même, on la garde pour le 4 !
Après la fermeture de 3D Realm, un des modeleurs (les gens qui font la 3D) de chez eux a mis en ligne un portfolio, une démonstration de ses talents, développés sur Duke Nukem Forever, à tous ceux donc qui doutaient de l'existence même du jeu, voici une vidéo qui devrait vous en dire un peu plus sur ce à quoi il devait ressembler.
C'est par ici que ça se passe :°)
La grosse news de la journée c'est évidemment la fermeture du studio 3D Realm qui produisait Duke Nukem Forever... Et pas qu'un peu ! Depuis 1997 soit 12 ans qu'ils travaillaient sur le projet, 3D Realm n'avait toujours pas dépassé le stade de la version alpha, c'est un peu bêta des tas. Oh mes gags !
Enfin donc apparemment, quand ils ont eu besoin d'argent, Take2 leur éditeur n'a pas allongé. Résultat 3D Realm coule et Take 2 récupère les droits. But worry not my Georgette ! Parce que Take 2 c'est les gens qu'ils ont fait Bioshock, produisent Civilization et GTA entre autres perles, ils vont nous le sortir en pas longtemps le Duke Nukem pour peu qu'ils en aient envie... Après tout, 12 ans en développement, quel qu'en soit le niveau, le jeu ne sera très probablement pas à la hauteur des attentes !
Alors, 3D Realm coulé par les créateurs de Bioshock, mauvais jeu de mot ou mauvais jeu de mot ? non parce que rappelle toi Bioshock se passe sous la mer ! Non mais attendez partez pas elle est bien ma blague !

Bienvenue sur notre site !!! Qui aurait cru qu'un jour on ferait partie du l'internet nous aussi ?!
Et c'est ainsi qu'imprévisibles, imputrescibles, impullover et impus de nous mêmes, nous vous offrons (enfin on vous le prête mais il s'appelle revient) notre site internet ! TINTIN (et Milou) admirez le travail de Pierre (je fais un lien de plus en news mais en pied de page et dans les liens vous en trouverez d'autres, en particulier vers son très intéressant et très d'actualité blog Écologie Durable) qui nous a fait tout le code qui (si tout va bien :P) marche à merveille.
Mais tout de même, et pour rendre à Oscar ce qui est à César, c'est tout moi que j'ai fait le design et comme vous avez du temps devant vous, je vais vous résumer vite fait comment ça marche.
Et oui ! Pourquoi se contenter de poster nos émissions sur Dailymotion (qui continueront, s'ils sont assez gentil pour le faire à les accueillir tout de même) quand nous pourrions mettre plein de bêtises avec ?! Les vidéos comportent donc maintenant une Apostille (Annotation ajoutée en bas ou en marge d'une lettre ou d'un manuscrit) et une rubrique pour en savoir plus avec des liens vers ce que des gens plus intelligents que nous (ou même moins quand on en trouve) ont écrit sur le sujet. Vous vous demandez pourquoi Apostille ? Parce que je ne rate jamais une occasion d'être pédant et que vous ne devriez pas en rater une d'apprendre un nouveau mot !
BONNE VISITE !!!
La nouvelle vidéo de BBDG est disponible, c'est une conférence d'Oscar sur le Game Design !
En gros, la problématique c'est "comment passer d'une idée sympa à une idée construite".
>>Voir l'émissionLes jeux rendent-ils violents ? Question épineuse et puis niaise mais plutôt que d'attendre que d'autre répondent à notre place qu'évidemment, nous sommes tous des tueurs en puissances, jetons un œil attentif à la question et subdivisons là en problèmes intelligibles !
>>Voir l'émissionOscar, qui aime à traiter des problèmes tellement rebattus qu'on dirait des prisonniers de guerre, essaie de donner une place aux jeux vidéo dans le champ des arts.
>>Voir l'émissionPourquoi joue-t-on aux jeux vidéo ? Quelle valeur accorder à cette activité ? Ne sont-ils qu'un divertissement ?Mais au juste, quel mal y a-t-il à être "seulement" un divertissement ? Oscar tente de nous éclairer sur ces interrogations, tout en se promenant sur des voies ferrées abandonnées.
>>Voir l'émission
Qu'est-ce qu'un jeu vidéo ? Qui est Georgette ? Plutôt que de répondre aux vraies questions, Oscar préfère vous parler du rôle des règles dans la compréhension de la nature des jeux vidéo, entre deux séances de jogging.
>>Voir l'émission